0π - Avril - 2013

Table des matières

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Ours

 * Rédactrice en chef, mise en page : Sophie Clanet
 * Relou de service : Émile Decorsière
 * Le mec sur l'ordi dans la pièce d'à côté : Florian Birée
 * Le carburant (boire et manger) : Manon Gusmini et Janice Gonin
 * Le gâteau trop bon au chocolat avec l'ingrédient mystère : Janice Gonin
 * Contributeurs : José Palma-Lira, Michel Francès, Ninon Vergniol, Claire Batailler, Pascal Verdejo, Fanny Oliveros, Pascal Lartigue, Anatis, Dédé Trémoulet, Azdine Benayade, Sunil Leblanc
 * Photos : Alexandra Baron, L'appareil photo
 * Dessins : Manon Gusmini, Marc N'Guessan

Édito

Edito.docx

Lexique

Les EEDF de Midi-Pyrénées ont tendance (sans y faire trop attention) à utiliser un jargon local qui peut se révéler difficile à comprendre, mais qui est un élément majeur de leur culture. Heureusement, la police de la majuscule et de la bonne accentuation parisienne veille du haut du siège national, et s'assure que ne seront pas publiées dans nos revues nationales ces « respos » qu'elle ne saurait voir.

Dans un soucis d'ouverture et de pédagogie certaine, l'héroïque rédaction de Py Lou Fas ! prend le risque de s'attirer les foudres des ciseaux numérique de la censure de l'abbréviation, et préfère faire œuvre d'explication plutôt que de normalisation culturelle.

Voici les définitions de certains termes que vous retrouverez surement dans les lignes de ce journal :

Si à la lecture de ce journal, d'autres mots vous paraissent difficile à la compréhension, merci de nous le signaler, nous nous efforcerons de compléter ce lexique pour le prochain numéro.

Au boulot!

Avril, c'est l'heure de penser à :

Agenda

Ça peut vous intérresser!

Formez-vous à l'animation!

Vous serez encadrés par Claire, sunil, pierre et émile. Ah oui, on campe sur ce stage..

Et après?

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La rédaction.

Ça se passe là-bas

(source : Vince via Xav)

Blagues

Attention, ici pas de visée particulière, tout le monde va charger !!!

D’ailleurs pour montrer l’exemple, comme je suis un homme, commençons par des blagues sur les hommes :

Les hommes c’est comme l’horoscope !
Ils croient tout savoir & ils se trompent tout le temps

Pourquoi y a-t-il peu d’hommes dans les publicités ?
Parce qu’on ne peut pas croire un mot de ce qu’ils disent

Pourquoi les hommes ont-il la conscience tranquille ?
Parce qu’ils ne l’ont jamais utilisé

Les hommes c’est comme les chiens !
Il suffit de les flatter pour qu’ils lèvent la queue !

Les hommes c’est comme les escargots !
Ils ont des cornes, ils bavent, ils se traînent, et en plus, ils croient que la maison est à eux.

Pourquoi une psychanalyse est-elle plus rapide pour un homme ?
Parce qu’il n’a pas besoin de retourner en enfance, il y est encore

En chaque homme sommeille un être romantique et attentionné. Le problème, c’est qu’il dort vachement profondément !

Changeons de registre un court instant, et rappelons-nous de notre cher Toto :

Un homme qui fait du démarchage pour une secte, sonne à la porte de chez Toto. Ce dernier lui ouvre et lui dit :
-Bonjour, je viens apporter chaleur et lumière dans ton foyer !
Toto se retourne alors pour appeler sa mère :
-Maman ! C’est un monsieur pour l’EDF !

La maîtresse interroge une camarade de classe de Toto :
-Alice, qu’as-tu mangé hier soir ?
-Des merguez, Madame !
-Et avant-hier soir, qu’as-tu mangé, Alice ?
-Des merguez…
Toto pouffe & s’exclame :
-Ben  alors, c’est Alice au pays des merguez !

La bise, et 3 parce que je suis du 1.2.

Archéologie

Alors que les délégués à l'AG de Midi-Pyrénées vont présenter une ènième motion concernant les calendriers (souvenez-vous des débats du Congrès ! le quoi ? le Congrès !), voici une enquête sur le sujet, publiée dans le numéro 2 d'Occigène, en 1984 :

"Le Cas Landrier"

Monsieur Landrier, reporter au journal OCCIGENE, était parti enquêter dans les groupes E.E.D.F. de la région pour savoir ce que l'on pensait du calendrier, de sa vente et si l'on proposait une solution de remplacement.

Depuis maintenant près de 3 semaines, aucune nouvelle de Landrier. Qu'est-il devenu ? Gênait-il quelqu'un ?

Nous avons reçu à la rédaction une cassette et des photos ainsi que quelques pages manuscrites de Landrier, cela se passait juste avant sa disparition.

Ci-joint, on a retranscrit le contenu de la cassette :

* Bruits d'enfants jouant *
(voix de Landrier) - Alors les enfants, le calendrier E.E.D.F. c'est quoi pour vous ?
* Brouhaha, tout le monde parlant en même temps *
(Landrier) - Pas tous à la fois, toi là !
(voix de fille) - Le calendrier c'est chouette, grâce au bénef de la vente, on s'est acheté plein de trucs pour l'équipage et au dernier week-end, on a pu se payer la  patinoire et des crêpes…
* Fin de l'intervention couverte par des rires et des exclamations *
(voix d'un garçon) - Le calendrier c'est pourri, au début de l'année on a passé toute la journée à essayer d'en vendre, moi j'en ai pas vendu 3 (rires dans la salle), en plus il pleuvait on est rentré tout trempé alors…
* La voix meurt *

Autres propos recueillis sans doute lors d'un comité régional :

(1ère voix) - Alors comme cela il reste à la perm 600 calendriers invendus, du fric perdu, s'ils me les avaient donnés, j'aurai fait une bonne affaire en les vendant quelques francs ou même distribué, quelle publicité pour le groupe, d'ailleurs on pourrait étendre le système pour tout les calendriers, la région les donne aux groupes qui en font ce qu'ils veulent…
(2ème voix) - Oui mais la région elle y perd du fric dans cette affaire, ou la nation, c'est pas rentable ton truc !
(1ère voix) - Non, la région prélève le manque à gagner sur la cotisation et les groupes disposent ainsi des calendriers pour presque rien et en font ce qu'ils veulent, t'achèterais les calendriers comme tu achètes un plaquette publicitaire, ou bien tu les vends pour faire du bénéfice.
(2ème voix) - Et ta cotisation passe à 200 F, c'est ça ta solution ?
(1ère voix) - Une cotisation peut se payer en mensualités…
(voix intervenant vivement) - Le calendrier c'est de toute façon pourri car c'est un truc imposé par le pouvoir centralisateur de la nation. On devrait être libre de les prendre ou non, ou bien de vendre ce qui nous plairait, n'importe quoi, des briquets, des cartes de vœux, des sapins de noël frappés au sigle des E.E.D.F.
(voix de Landrier) - Et l'esprit associatif là-dedans, qu'est-ce qu'il devient ?

C'est tout. L'enregistrement s'arrête sur ces paroles. Les photos montrent une pile de calendriers 83, traînant dans un coin, des gosses en train de vendre dans la rue, quelqu'un qui allume un feu avec un calendrier 84…

LA RÉDACTION PRIE TOUTE PERSONNE AYANT DES NOUVELLES DE LANDRIER DE NOUS PRÉVENIR !!! MERCI D'AVANCE !!!

Bernard »

Exhumé par florian.

Témoignages

Le scoutisme

Ce qu'il n'est pas

-Ce n'est pas une œuvre de bienfaisance dirigée par des gens du monde
pour les enfants pauvres.
-Ce n'est pas une école ayant un plan d'études défini et des
programmes d'examen
-Ce n'est pas une brigade d'officiers et de soldats pour donner, à
coups de drill, de la virilité aux gamins.
-Ce n'est pas une agence de petits messagers pour la commodité du
public.
-Ce n'est pas une exposition où des résultats superficiels sont
obtenus grâce à une distribution d'insignes pour le mérite, de
médailles, etc

Tout celà est extérieur, alors que l'éducation "scoute" vient toute entière du dedans.

Ce qu'il est

C'est un jeu dans lequel des frères et des sœurs aînés ont
l'occasion de procurer à leurs cadets un milieu sain, et de les
encourager à une activité saine qui puisse les aider à développer
leur civisme.

La plus forte des attractions qu'il exerce provient de son culte de la
nature et de la vie au grand air. Il s'occupe de l'individu, non de la
masse. Il sollicite des qualités intellectuelles aussi bien que des
qualités purement physiques ou morales.
Dès le début, le scoutisme a tendu à ces fins, maintenant nous
savons par expérience qu'il les atteint lorsqu'on sait s'en servir.

Extrait du Guide du Chef Éclaireur, écrit par Lord Baden Powell en 1920. Recueilli par l'équipe MIDIPY de l'AAEE

Info flash

Les noms du rassemblement 2014 auxquel vous avez échappés :

Libre propos

À propos du service civique

Bonne parole gouvernementale lue dans http://www.service-civique.gouv.fr : "Le contrat de Service Civique est-il un contrat de travail ? Non, Le Service Civique ne relève pas du code du travail, il obéit à des dispositions propres définies dans le code du service national, en matière d’indemnisation, de congés, etc. La relation entre le volontaire et l'organisme qui l’accueille n’est pas une relation de subordination mais une relation de collaboration." Et la marmotte, c'est une collaboratrice quand elle met le chocolat dans le papier alu ? Mais bien sûr! Et nous on est partenaires. Alter-égaux.. Dîtes, si on supprime les références à la hiérarchie, ça supprime la hiérarchie ou simplement la conscience de la hiérarchie ?

Claire

Vous avez dit adaptés ?

Pierre Bourdieu disait : « C'est l'indifférence aux différences qui fait la différence » Apprenons donc à vivre ensemble et pourquoi ne pas profiter du grand rassemblement 2014 pour intégrer le public en situation de handicap ? Car certes ce sont des personnes différentes, mais tellement semblables à toutes les autres. Il n'y a pas à se cacher et si nous montrons aux plus jeunes qu'il n'y a pas à appréhender, à avoir peur de la différence nous pourrons commencer l'apprentissage de la découverte et du partage. En regardant les objectifs et les animations proposés aux différents publics, on peut voir qu'il est tout à fait envisageable de faire une fusion entre eux, probablement avec une organisation différente, mais en trouvant un projet adapté à tous. Il est certain qu'on peut faire quelque chose de grandiose ! J'aimerais vraiment que l'on puisse intégrer ce public là, car cela ne peut nous apporter que de la richesse. Il est important de pouvoir créer un univers pour tous et faire en sorte que chacun puisse y participer, que ce soit dans l'organisation, les activités ou la vie quotidienne. N'oublions pas que le handicap est seulement une charge plus lourde pour finalement arriver au même endroit, alors autant tenter l'expérience d'y arriver ensemble.

Lorsque j'ai commencé les séjours adaptés en 2011 je ne connaissais pas du tout le milieu de handicap, mais quelle découverte ! Il y a tant de choses à voir. Je dois même avouer que ce n'est pas vraiment moi qui leur apporte quelque chose, mais plutôt eux, ils m'ont tellement appris, tellement donné que je ne peux que continuer. Les séjours adaptés portent bien leur nom car, oui, il faut s'adapter à eux et non le contraire ! Et j'aime cette idée de créer, d'imaginer n'importe quelle solution pour qu'ils puissent vivre de belles vacances. De plus, cela m'a permis de travailler dans le foyer avec lequel on collabore. Si vous voulez la recette pour passer un bon séjour elle n'est pas compliquée. Apportez votre bonne humeur, votre envie de découvrir, de partager, d'innover. N'oubliez pas votre courage et votre volonté et surtout... de la musique (française de préférence), préparez vos oreilles car ce sont des chanteurs affirmés, surtout lorsqu'il s'agit de Goldman, Claude François ou Johnny Hallyday ! (conseil : préparez votre compile vous en aurez besoin) et habituez-vous aux câlins, bisous, marques de tendresse vous n'y échapperez pas, c'est sûr !

J'ai découvert un véritable attachement pour ce public là et j'aime l'idée de pouvoir enlever ma casquette de « celle qui travaille au foyer » pour mettre celle « d'animatrice en séjour adapté », d'autant plus que ces vacances, ils les méritent !! C'est une approche différente mais très enrichissante et j'espère que vous trouverez cette occasion de venir les rencontrer !

Alors, à bientôt !

Janice.

La photo

C'est pas moi qui le dit c'est les maths

Le retard ce fléau

LeRetardCeFleau.pdf

Cuisine aux tripoux

Cuisinons, tripou !!!

L’habit ne fait pas le moine…

Proverbe qui s’applique très bien à ce met… Et oui, mais là, en plus de l’aspect peu attirant, il faut aussi dépasser l’odeur qui en rebute plus d’un !!! Mais après quel DELICE… MMhhh. On pourrait dire, l’odeur ne fait pas la rose…

Ici donc, dans cette rubrique nous reviendrons sur le tripou & les diverses manière de le cuisiner mais aussi sur ces collègues et les divergences que l’on peut trouver suivant les régions, voir les villages !!!

Pour commencer, replaçons ceci dans son contexte AVEYRONNAIS !!!

Et oui, LE 12 toujours

Histoire du tripou

Le tripou naucellois Depuis de très longues années les tripoux sont le plat traditionnel du Ségala et du Rouergue. Avant 1900, ils étaient confectionnés par les ménagères agricoles pour le dimanche matin avant le départ des "Pagès" - propriétaires de domaines agricoles et de leurs domestiques pour la messe. Après la construction de la voie ferrée Toulouse-Rodez et la fréquentation par les agriculteurs des auberges, des bourgs et des gares, soit à l'occasion des marchés-foires ou à la réception des wagons de chaux, devient le plat de base du casse-croûte du matin, puis une tradition après la première messe pour une rencontre entre agriculteurs, amis de divers horizons. A Naucelle, Mme Veuve Firmin Fraysse recuillit la recette de ses employeurs (1905-1908) de la boucherie-hôtel Rigal qui, quittant le bourg, s'installa à Naucelle-Gare. Jusqu'en 1900, elle confectionna ce succulent plat cuisiné à l'hôtel des Voyageurs auquel était joint une boucherie-charcuterie. Sa recette fut ensuite reprise par M. Savy, son employé, à qui elle vendit son fond de boucherie-charcuterie. C'est cette façon d'accommoder les tripes de veau en "tripou" qui a obtenu à la foire-exposition de Rodez, en 1966, le 1er Grand prix national du meilleur tripou, décerné et jugé par les membres de la Tripière d'or de Normandie, présenté et confectionné par M. Ch. Savy, à Naucelle.

Le tripou aujourd'hui Le tripou peut actuellement se consommer dans tout le département, alors que ses origines sont nord-aveyronnaises. Son nom change suivant la région : "trénels" pour la région de Millau, "petites" pour la région d'Espalion. Il est composé d'estomac de mouton, d'une farce faite de jambon, d'ail et de persil et certains y ajoutent des tripes de veau. L'estomac de mouton, ou de veau, est détaillé en longues lanières, coupées ensuite dans le sens de la longueur et dans lesquels morceaux on roule la farce. Une fois le tripou constitué, il est lié soit avec un boyau ou cousu et quelquefois attaché à l'aide d'une ficelle. Sa cuisson se fait dans un bon fond de veau aromatisé de vin blanc et, quelquefois, tomate, mais légèrement. Son succès est égal aux difficultés qu'il donne pour sa fabrication. On déjeune (petit déjeuner) avec des tripoux, on "dîne" (à midi) avec des tripoux et l'on fait aussi "quatre heures" ou l'on "despertine", ce qui revient au même, et toujours avec des tripoux (sauf quelques exceptions).

Le concours du "meilleur tripou" se passe tous les ans à Rodez devant un jury de connaisseurs qui coupe et qui taille, suivant leurs origines, mais le résultat est bon et, même dans les dix premiers, les amateurs trouvent satisfaction.

Un mot encore sur sa cuisson, elle est lente et longue, permettant la réduction ou l'évaporation de sa cuisson, ce qui donne à la préparation qui l'accompagne, une finition parfaite.

Alors, cela ne vous fait pas saliver ?! Moi si !!!

Le tripou peut se manger seul avec comme simple accompagnement une bonne patate (enfin celle qui reste car les doryphores sont partout).

Mais il existe tout un tas d’autres manière de se délecter avec ce met sublime, imaginer un gratin de tripou… ou bien un tripou au curry…

C’est ça la magie de la cuisine, c’est que tout est possible pour se laisser transporter par des saveurs fines ou bien intenses. Et avec le tripou, c’est encore plus fou !!!

Alors comme nous l’avons dit en début de rubrique, il est possible que nous n’ayons pas la même définition du tripou, cela peut varier suivant le coin. Certains ne parlent pas de tripou mais de tripes. Pas de soucis, au contraire c’est encore autre chose de mieux, c’est comme les pâtes, il existe tout un tas de manière de s’en régaler.

N’hésitez donc pas à m’en faire part, votre recette ou l’histoire de votre tripe pourra apparaître ici.

Pour la prochaine, nous parlerons de nos grand-mères et du tripou, mais aussi d’une autre façon de se la régaler…

A son tripou.

La bise et 3 parce que je suis du 1.2.

Se canto

La chorale des éclés

Vendredi 15 février a eu lieu la première répétition de la chorale éclée régionale! Ça se passait à la permanence de toulouse, toute la soirée.

Nous nous sommes retrouvés à une trentaine pour apprendre à chanter, mais aussi pour apprendre à apprendre à chanter (!). Ça a démarré par un petit tour de présentation durant lequel chacun a pu évoquer des souvenirs de bon moments autour du chant, et aussi des attentes pour la soirée. Nous sommes ensuite passés au traditionnel échauffement de la voix en apprenant une première chanson "coa coa coa". Nous avons redécouvert "en passant par la Lorraine" sur un air aux résonances de folklore breton, puis un chant que connaisaient bien les gens du groupe de Castres : Bambalibamba, en canon à 3 voix s'il vous plait! Puis enfin un petit chant tranquillou, "Ah comme ce serait la fête", pour conclure.

C'est là qu'a commencé la 2ème partie de la soirée, qui rappellait férocement un apéro-débat "chansons" qui a eu lieu dans le temps (oulà, attention, la branche vieux cons me guette) : guitare, chants éclés, chants révolutionnaires, chants populaires... Malheureusement beacoup de gens avaient du partir, mais ceux qui sont restés en ont bien profité.

Prochaine édition : Vendredi 19 avril, toujours 19h, toujours à la perm de toulouse, venez nombreux!

Des photos :

La chanson

partition.pdf

émile

Pycouille : la rubrique qui s'en claque la fouf' !

Par Clac et Fouf !

FOUF - Impossible de commencer ce premier article sans évoquer l'événement qui a inspiré le nom de notre rubrique... je veux bien sûr parler de TAMGRAM, le grand rassemblement 2014 qui célébrera la fusion des Éclaireuses et des Éclaireurs..
CLAC - pfff, je sens qu'on va se taper des blagues sexistes H24...
FOUF - héhé, on va bien se marrer !
CLAC - ok, mais c'est pas ça qui va faire avancer la cause féministe.
CLAC&FOUF - Bon : organisons la résistance !
CLAC - Les femmes aussi ont le droit d'avoir leur point de vue..
FOUF – Oui ! Des fenêtres dans les cuisines !!
CLAC - arrête, tu vas leur donner des idées.
FOUF - quoi, ça te fait pas rire? Je croyais qu'on pouvait rire de tout...
CLAC - Oui mais pas avec n'importe qui, comme disait l'autre.
FOUF - Ouais mais là on sera entre nous!
CLAC - mouais, j'suis pas sûre que tout le monde réalise que faire des blagues sexistes, c'est un jeu comme jeter des gouttes d'acide sur les gens en croyant que c'est de l'eau : ça a l'air de rien, mais à force, ça pique..
FOUF - Bonjour le second degré...
CLAC - Non mais c'est pas ça le problème! mais faut savoir un peu où on va
FOUF - moi je sais très bien où je vais : pas avec les féministes qui manifestent contre les hommes parce que c'est vraiment des connards
CLAC - c'est quoi cette vision du féminisme ?! c'est pas une question qu'ils soient ou pas des connards, c'est de refuser la domination masculine..
FOUF - Beh justement parlons-en de la domination masculine! Faut arrêter d’interpréter cette théorie n'importe comment. Dans cette histoire tout le monde est perdant.
CLAC - oui, enfin j'en connais qui sont plus perdantes que d'autres...
FOUF - C'est parce que c'est leur rôle de jouer les victimes
CLAC - Les femmes sont naturellement plus faibles, plus émotionnelles, c'est ça ?
FOUF- aaahh beh tu vois, le second degré commence à venir! Non, ce que je veux dire c'est que les hommes comme les femmes sont confinés dans des rôles qu'ils ne choisissent pas, auxquels ils sont contraints d'adhérer à cause de la pression sociale.
CLAC - le problème c'est que le rôle qu'on assigne aux femmes est ultra dévalorisant : la seule chose qui compte, c'est leur corps : "bonnes à baiser, bonnes à procréer", ça suffit. Pour ce qui implique des responsabilités, il y a les hommes..
FOUF - D'accord. Mais les hommes sont aussi contraints d'être forts, intelligents, friqués, avec une barbe bien fournie ET bien rasée...
CLAC - Comment tu peux dire ça et ne pas te revendiquer féministe ? C'est exactement ça qu'on combat..
FOUF – ok ok, le féminisme malgré ses dérapages unilatéraux défend l'émancipation de tous sans distinction de sexe, mais alors... n'y a-t-il pas comme une légère contradiction dans les termes? Je veux dire, dans « féminisme », il y a « mini » qui n'est autre que la femme de mickey...
CLAC - euh... je suis pas certaine de te suivre là...
FOUF – Dans "féminisme", tu ne sens pas une légèèèère allusion EXCLUSIVE aux femmes, sans vouloir être goujat bien sûr...
CLAC - perso, je trouve que c'est une belle reconnaissance de l'oppression des femmes et donc l'exigence d'une libération...
FOUF - Un lave-vaisselle pour toutes!
CLAC - Tu rigoles, mais ça a un intérêt de rappeler qui est le genre dominé. ça veut pas dire qu'on veut inverser la domination, ça met juste en lumière une situation de fait.
FOUF - Si on veut se libérer des stéréotypes de genre, il faut faire bouger tout un système, ça ne doit plus être un combat de femmes mais de tous.
CLAC - Bah, c'est ''__ça__'' le féminisme !
FOUF - Oui c'est surtout ça, je suis d'accord. Mais c'est aussi parfois un déversement de haine contre la gente masculine et c'est la raison même pour laquelle ils ne peuvent y adhérer franchement.
CLAC - Un mouvement n'est jamais uniforme...y a trop à garder pour rejeter le mot et l'analyse qu'il y a derrière..
FOUF - Ok, je pense que nous sommes d'accord sur le fond. Ainsi soit notre féminisme! Et pour ce qui est de la lutte, sachons trouver les mots qui permettront à chacun de participer à la révolution des genres.
CLAC- Donc c'est bien une rubrique féministe!
FOUF - Oui, mais faut pas le dire...

Un foulard, ça peut servir... aussi à ça !

Je me souviens , il y a plusieurs années alors que j’étais un jeune éclaireur, nos responsables, dans le cadre de la pédagogie éclés, utilisaient le carnet d’étapes et brevets. Nos activités d’année été rythmées avec des épreuves régulièrement mises en place durant une petite partie du week-end.

Un jour, alors que nous étions prêt à passer nos épreuves sur la page du secouriste, dans un bois proche de Montauban (« jolie châtelaine », La vrai ville rose quoi!!!)Me voilà avec quelques-uns de mes copains, dans l’épreuve brancardage. Planté comme des piquets, les consignes de nos responsables étaient de réaliser un brancard et d’effectuer un parcours semé d’embuches du style « parcours du combattant » d’une dizaines de mètres afin de transporter un responsable supposé incapable de marcher. Bien entendu aucun matériel n’était à notre disposition et nous devions faire preuve de débrouillardise !!! et bé oui ! j’en viens !! nous récupérions 2 longs morceaux de bois (disons des vieux reste d’arbres morts) et nous voilà en train de nouer nos 4 foulards sur ces 2 bouts de bois. Alors que nous étions proche de la ligne d’arrivée, lors du passage de la mini-rivière, l’un des bois a cédé et le responsable heureusement habile de ses mains, s’agrippa en un réflexe à l’un des foulards pour ne pas mettre un doigt de pied au sol. L’épreuve était tout de même réussie !!!

Morale de cette histoire « un foulard ne laissera jamais tomber son frère scout !!! »

Pascal

Les « pydagogues »

Dans cette rubrique nouvelle (primeur je dirais), je me propose de vous présenter un pédagogue dans chaque numéro. Il ne s'agit pas d'ériger des statues à leur gloire mais de présenter des pédagogies alternatives et puis à vous de faire la part des choses.

Pédagogue : du grec ancien Paidagōgos : esclave chargé de conduire les enfants à l'école. Dans le pyctionnaire : personne mettant en place des stratégies éducatives pour armer (former) de futurs citoyens capables de se débattre dans le village global (attention subversif).

FRANCISCO FERER

Le 13 Octobre 1909, Francisco Ferrer, pédagogue espagnol est fusillé dans les fossés de la prison de Montjuich à Barcelone. C'est l'histoire d'un pédagogue qui commence par la fin, l'histoire d'un « «martyr de la libre pensée » (Jaurès). Il avait 60 ans. Son exécution a engendré de nombreuses manifestations partout en Europe. De nos jours en France beaucoup de villes ont une rue qui porte son nom comme le signe de l'universalité de sa pédagogie et du refus de l'injustice.

La pédagogie élaborée par Francisco Ferrer repose sur cinq piliers : la mixité, l’égalité sociale, la transmission d’un enseignement rationnel, l’autonomie et l’entraide. Selon lui « il y a deux manières d'enseigner : l'une qui abêtit l'enfant et peut le dégoûter à jamais de toute curiosité intellectuelle ; l'autre qui tout en fortifiant ses facultés met en lui, le goût du savoir, l'amour de la nature et l'enthousiasme de la vie ».

Pour faire vivre cette pédagogie, il fonde en 1901 l'école moderne de Barcelone. Dans les années qui suivent une cinquantaine d'écoles du même type sont ouvertes en Espagne.

Fondée dans le but de favoriser le développement de l’autonomie et de l’entraide des individus, les classes de l’École moderne répondent à une forme d’organisation bien précise. Les élèves y sont répartis en groupes (souvent par affinité) et travaillent entre eux, selon une démarche d’entraide : les uns aidant les autres dans les difficultés qu’ils rencontrent. Ce sont également les enfants qui élaborent et bâtissent leurs projets de travail dans le cadre d’une discipline enseignée. Les professeurs, quant à eux, n’interviennent que très peu, et jamais sans avoir été au préalable sollicités par un ou plusieurs élèves. Les enfants peuvent ainsi se prendre en mains, se responsabiliser et développer leur autonomie, tout en portant une attention aux difficultés d’autrui. L'enseignement est individualisé en fonction des facultés de chaque enfant afin qu'il puisse librement explorer ses besoins physiques, intellectuels et moraux. Évidemment, cette pédagogie libertaire évacue toute idée de compétition, il n’y a ni examens ni classements dans l’École moderne, afin de privilégier la solidarité et l’entraide entre les élèves, plutôt que la course aux bonnes notes et aux premières places qui favorisent davantage l’individualisme comme dans l'école de Jules Ferry. Punitions et récompenses en sont également exclues. Pour Ferrer, l’école doit avant tout apprendre aux élèves à être des individus responsables, qui étudient et apprennent pour eux-mêmes et non pour une hypothétique récompense ou dans la peur de la sanction. L’éducation doit donc se faire en dehors du cadre de la coercition.

Le rationalisme seul a droit de cité : à l'école moderne il n'était jamais question de Dieu et de religion, ni de l'enfer et de paradis, contrairement à l'enseignement officiel contrôlé par la hiérarchie catholique espagnole.

« J'ai l'intention de fonder à Barcelone une école émancipatrice qui se chargera d'enlever des cerveaux ce qui divise les hommes (religion, fausse conception de la propriété, patrie, famille) » Ferrer 1900

La pédagogie de Ferrer est intimement liée à l'histoire du mouvement ouvrier et de l'éducation populaire. Le soir il accueillait les familles ouvrières pour des cours pratiques ou d'alphabétisation. Il prolonge aussi son œuvre en créant une maison d'édition, une revue et la « ligue internationale pour l'éducation rationnelle de l'enfance ».

En 1909 en Espagne , la guerre colonisatrice au Maroc crée du mécontentement dans le pays. Les mouvements ouvriers organisent des grèves générales qui se transforment en insurrection. Ferrer est accusé à tort d'en être l'investigateur. Il est condamné à mort sans véritable procès par un tribunal militaire.

Aller contre le pouvoir établi n'est pas sans danger. L'histoire de Ferrer nous prouve que faire œuvre pédagogique c'est faire œuvre politique, autrement dit c'est construire la société de demain. Et donc lorsque la pédagogie est subversive, être pédagogue c'est malheureusement prendre des risques.

Cette rubrique n'a pas de visée encyclopédique. Pour le prochain numéro, n'hésitez pas à nous faire parvenir des commentaires sur la pédagogie présentée, sur ses liens ou pas avec le projet éducatif des écles. Le débat est à vous. Comme dit le célèbre canard enchaîné : « La liberté de la presse ne s'use que quand on ne s'en sert pas ». A vos clavier, à vos stylos !!!!

Vous pouvez écrire à redaction@midipy.eedf.fr , ndlr

Anatis

Pythie

Imaginez que vous y êtes, rien de plus.

La nuit est tombée alors que votre autocar se dirige plein gaz vers la montagne où vous devez vivre votre premier camp longue durée. La plaquette de présentation ne disposait que de très peu d'informations. Une fine écriture manuscrite, calligraphiée vous précisait : « Oubliez vos certitudes et équipez vous au plus léger. ».

Pas de quoi se projeter très loin dans le séjour, mais seulement de quoi être intrigué.
L'autocar entame les premiers virages de montagne et vous vous sentez saisi de nausées.
Après vous avoir secoué de droite à gauche, le véhicule s'engage sur une étroite piste de terre battue pour finir par s'arrêter à l'orée d'une épaisse forêt.

Après être descendu du bus avec les quelques effets que vous avez amené avec vous, le guide, un étrange bouffon à grelot vêtu de rayure bleu et rouge, qui était resté plutôt discret durant le trajet, vous invite à le suivre au plus profond de la forêt. Sa démarche dansante s'enfonce le long d'un sentier bordé de fougères et d'orties, que vous suivez au rythme des tintements de son bonnet.

Après cette courte marche, vous arrivez devant une statue de bois arborant un large sourire de dents pointus, son regard semble vous suivre fixement.
Vous entrez alors dans une large clairière, découpée par d'imposants bosquets sinueux.

Tandis que le bouffon s’éloigne et vous laisse planté là, une silhouette se rapproche de vous, laissant apparaître un homme de taille moyenne, appuyé sur une courte canne. Un chapeau haut de forme coiffe sa tête et ses yeux perçants soulignés par ses épais sourcils vous dévisagent tandis que sa barbe pincée d'une grosse perle se balance au rythme de ses petit pas.

Faisant résonner dans la nuit sa voix grave, il s'adresse à vous.
« Bienvenu sur nos terres, pour ce séjour en notre compagnie. Je vous invite à me suivre, nous allons dès à présent délimiter notre territoire et nous protéger des mauvais esprits. »
Alors qu'il entame un chant rituel aux harmonies lancinantes , il vous invite à le suivre.
Naturellement placé les uns derrière les autres, vous déambulez tout autour du campement tandis que d'étonnant musiciens se joignent peu à peu à votre cortège armé de flûtes ou de tambourins développant des mélopées aux multiples timbres.

Une vague odeur de myrrhe chatouille vos narines pour finir par vous envahir totalement. Vos sens s'engourdissent et au travers d'une fumée opaque éclairée par de nombreuses torches vous voyez se découper les angles des toiles de tentes. Au fond du campement après avoir passé plusieurs allées de canadiennes Vous découvrez une roulotte en bois ornée de bas reliefs finement ouvragés. Un homme portant un petit chapeau melon vous regarde du haut du petit balcon permettant d'accéder à l’intérieur de la caravane. Une lanterne accrochée au dessus de son rock in chair éclaire la moitié de son visage. Vous arrivez à apercevoir ses yeux grâce à un fugitif tremblement du halo de lumière et un frisson parcourt votre corps lorsque ses deux yeux bleus, presque blancs, se découpent dans le noir.

Le cortège poursuit son chemin pour défiler devant une hutte de peau couvrant un large espace rectangulaire. L'entrée est barrée par deux grilles circulaires imbriquées l'une dans l'autre, chapeautées par une enseigne représentant un imposant as de carreau.
En passant vous voyez qu'une petite lueur semblant être celle d'une bougie reflète une multitude de couleurs qui serpentent en drapés habillant une silhouette féminine.

Plus loin vous rencontrez un semi-remorque posé sous un châtaigner. Une petite femme en salopette est en train de ranger des caisses à la lumière d'un halogène.
Enfin, arrivé à ce qui vous semble être le centre de la clairière, l'homme à la canne cesse sa litanie et vous dispose en cercle. Vous distinguez désormais les murmures de la forêt qui vous encercle.
Au centre, une torche à la main, un homme au crâne rasé portant un épais treillis et un marcel remplit une grande coupe avec une louche qu'il trempe dans une marmite.
La coupe passe de main en main chacun étant invité à boire religieusement le liquide de couleur rose. Votre tour vient. Une explosion de saveurs circule soudain dans votre bouche acidifiant votre langue et chatouillant votre palais d'une légère amertume alcoolisée. Tout devient rapidement trouble et le ciel étoilé se dérobe sous vos yeux. Plus rien !

Quand vous vous réveillez le soleil est déjà haut, vous vous sentez en forme, mais vos souvenirs de la veille se chevauchent dans votre esprit. D'autres membres de votre groupe dorment encore formant les derniers vestiges d'un cercle. Il y a une couverture pliée sous votre tête tandis qu'une autre vous borde des pieds jusqu'aux épaules. Que faites vous ? Mais que faites vous ?

Envoyer les actions que vous envisageriez par mail à l'adresse pylouface.pythie@gmail.com pour inspirer la suite.

Sorkesh

Courrier des lecteurs

"PyLouFas, c'est vraiment troooop bien, non franchement, je trouve ça terrible, je trouve que ça a de l'histoire et j'ai adoré le numéro précédent ! Merci à toute l'équipe et bravo"

La fan n°1 de PyLouFas.

"Non mais moi, j'trouve que la lettre régionale, et ben elle manque, elle était beaucoup moins polémique, et puis au moins, on se la pétait pas. Et en plus, la météo, et ben c'est dégueulasse, c'est du jugement et c'est même pas vrai. Voilà, alors si vous êtes d'accord, pensez à signer la pétition pour le retour de feu la lettre régionale."

Le comité de soutien au retour de la lettre régionale et pour la mise à mort de PyLouFas.

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